« 12 years a slave » de Steve McQueen

Poignant. Brut. Vrai.

★ ★ ★ ★ ☆

Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l?État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d?un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie?

Pour Noël, mes parents nous avaient notamment offert des places de cinéma. Personnellement, je ne vais pas souvent au cinéma, souvent par flemme (et oui…) mais aussi parce que, généralement, quand je veux y aller, je ne trouve rien d’intéressant.

J’ai passé mon mois de janvier à guetter LA sortie qui me donnerait envie d’utiliser ces places et, comme d’habitude, je n’ai pas trouvé. Rien ne me motivait, même « Le Loup de Wall Street » dont tout le monde parlait ne me disait rien. Chez moi, on doit être des aliens, car la bande-annonce nous a tout simplement laissés de marbre, on a rien compris et cela a fait disparaître la petite motivation que nous avions suite aux avis de certains amis. En tout cas, le seul film qui vraiment a attiré mon attention pendant ces quelques semaines, c’est « 12 years a slave« .

Des critiques élogieuses, une histoire intéressante, un casting intéressant… mais j’ai dû, tout de même, affronter plusieurs obstacles (Wouah ! Le parcours du combattant !) :

  • Tout d’abord, je suis une marmotte qui a besoin de beaucoup d’heures de sommeil, et je ne peux pas dormir quand quelque chose me reste dans la tête. Donc déja, avec ce film sérieux de plus de 2h, j’ai vite abandonné l’idée de le voir après le travail. Je cherchais donc une séance en weekend, et de préférence un jour où mon ami était disponible, notamment pour qu’il me réconforte pendant les moments les plus durs.
  • Ensuite, évidemment, je ne voulais pas y aller fatiguée ou déprimée, car j’étais sûre que ça finirait de m’achever vu le sérieux du sujet (et j’avais raison). Vous l’aurez compris, ce n’est pas vraiment un de ces films que l’on va voir pour se remonter le moral.
  • Enfin, je cherchais surtout la possibilité d’aller à une séance en VO, car interdiction de risquer de me gâcher les nuances de la langue avec un doublage parfois hasardeux (même si je trouve que c’est de moins en moins le cas), ce n’est jamais pareil en VF.

Après ces multiples questions (plus ou moins utiles) qui m’ont quand même occupées deux jours (wouh !), le moment est venu samedi dernier, d’aller voir ce film. Dès les premières minutes, nous avons reconnu l’emprunte de la musique, elle nous a rappelé « Inception« , ce qui m’a littéralement hypnotisée car j’avais adoré la bande-son de ce film (et le film lui-même d’ailleurs, même si il m’a fallu le regarder deux fois pour bien comprendre). Ce n’était évidemment pas un hasard car à la fin nous avons pu noter la présence de Hans Zimmer au générique.


Nous avons passé 2 heures et quelques, partagés entre diverses émotions, et nous en sommes ressortis vraiment touchés. Autant vous le dire tout de suite, ce film est dur. Certaines scènes m’ont tout simplement poussée à me cacher les yeux d’horreur, mais je suis contente de l’avoir vu. Il est innovant dans la façon de raconter, il met en avant une partie de l’histoire qu’on a trop souvent adoucie. Je l’ai trouvé vraiment bon et même si je ne suis pas prête à le voir de nouveau avant un moment, je sais que j’irai l’ajouter à mes incontournables dès il sortira en DVD.

Et vous, avez-vous vu ce film ?



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